|

Je suis
candidate sur la liste PS à la chambre des députés : candidate
effective,
en 9e place
Je suis
membre d'une formation, le socialisme, dont je promeus les valeurs de
progrès depuis toujours.
Je suis convaincue que le socialisme et la défense de l'environnement
sont les défis de demain et que ces deux axes doivent se rencontrer
pour le bien-être des citoyens. C'est ce qui motive mon projet
politique.
Je souhaite
promouvoir, si je suis élue, quelques idées fortes. Ce
n'est pas un programme complet que je présente, mais ce sont des points
de programme ou des propositions qui me tiennent particulièrement à
cœur ou que j'ai eu l'occasion de traiter lors de mon mandat communal.
Ils sont regroupés en trois parties :
• L'Ecologie,
la santé et le développement durable
• La
lutte contre toutes les inégalités et discriminations
• Améliorer
la démocratie
Ils doivent être discutés, développés,
nourris par la confrontation d'idées … car c'est ensemble qu'on
construit un avenir.
J'attends, si vous le jugez utile, vos
remarques, vos suggestions, vos critiques sur ce qui suit.

1.
L'Ecologie, la santé et le développement durable
Deux remarques préalables :
• Il faut inciter
à investir dans le respect de l'environnement
par l'utilisation d'énergies renouvelables et de matériaux non
polluants. Mais il est essentiel d'accentuer l'aide aux
personnes les plus défavorisées financièrement et culturellement.
•
Il est fondamental de sensibiliser chacun. Cela prend du temps et c'est
urgent ! N'oublions pas les enfants et les ados :
l'école est un excellent relais pour diffuser largement les idées.
1.1.
Economiser l'énergie par
l'isolation et l'utilisation de l'énergie renouvelable de façon
systématique dans les nouveaux bâtiments publics et progressivement
lors de travaux d'aménagement et de réparations dans les bâtiments
existants.
Dans l'habitat privé, des mesures
sont prises et doivent être multipliées pour aider à l'isolation, à
l'utilisation de l'énergie renouvelable ce qui est à terme positif pour
le portefeuille de chacun : panneaux solaires, citernes d'eau
de
pluie, éoliennes, chaudières à bois propres, mini-stations
d'épuration).
Et cela par des incitants fiscaux, des prêts
à faible taux d'intérêt.
1.2. La
mobilité est à revoir
dans un sens plus rationnel et plus respectueux de
l'environnement : le tout-à-la voiture, le tout-à-la route a
fait
son temps !
Quelques incitants :
Les
transports publics non polluants comme le train sont
à encourager :
- Les tarifs doivent être
plus accessibles :
le train coûte encore trop cher et les gens, pour leurs vacances
préfèrent prendre l'avion, souvent meilleur marché (ainsi les low
cost qui cassent les prix de façon incroyable tout en
bénéficiant d'avantages fiscaux inacceptables).
- La
condition de remboursement des frais de transport entre le domicile et
le travail devrait être liée au mode de transport, et favoriser le
transport en commun et les vélos.
Pour cela, il faut évidemment arrêter
de supprimer des gares et multiplier les possibilités d'arrêts de
proximité dans des espaces conviviaux et sécurisés, pour
que les gares vivent en journée comme en soirée.
- Les demandeurs d'emploi ne
doivent plus payer le transport quand ils se présentent pour un emploi.
- Les transports polluants
seront taxé de façon significative :
les avions, les camions, les 4X4, … et l'achat de véhicules peu ou pas
polluants encouragé (LPG et voiture diesel équipée d'un filtre à
particule par exemple). La production de biocarburants défiscalisée.
- L e
co-voiturage, les mobilités douces sont à
développer de toute urgence. C'est là une politique peu coûteuse et
efficace.
Le vélo n'est pas encore un
moyen de transport assez utilisé. Rouler à Liège
reste dangereux pour les cyclistes, il manque des parkings pour vélos
sécurisés (voyez les villes flamandes et hollandaises !). Il
faut
leur réserver une place privilégiée dans le trafic et
encourager
l'utilisation du vélo par une déductibilité plus importante dans les
frais généraux d'entreprises.
- Des navettes de transports en commun à
partir des gares devraient être mises en place pour donner
accès aux zonings industriels sans devoir utiliser sa voiture
individuelle. De plus, nombres de jeunes n'ont pas les
moyens de se payer une voitures et sont en difficulté pour accéder à
ces zonings.
• Pour éviter l'engorgement des
villes, il set indispensable de développer les parkings
de « persuasion » aux abords des villes
et d'encourager l'intermodalité au départ de ces parkings :
voiture/bus/vélo
- Les employeurs prévoyant des
voitures de société devraient
donner aux travailleurs concernés la possibilité de choisir entre cette
voiture de société ou un budget mobilité : abonnement
transport en
commun, car sharing, Cyclocity…
1.3. Une région plus
verte, un environnement plus sain !
Le paysage de
nos campagnes comme de nos villes est à préserver, absolument.
Il fait partie intégrante de la qualité touristique et de l'identité de
nos régions.
Il est urgent de préserver des
ensembles verts, des parcs naturels avec leur biodiversité,
de créer de vrais espaces pour la promenade et la détente plutôt que de
saupoudrer du vert entre des lotissements. Les espaces verts ne doivent
pas être « ce qui reste » quand on a fini de
construire !
Nos régions sont riches en ressources
naturelles : forêts, carrières… Les exploiter
pour la construction, de façon rationnelle et respectueuse pour la
nature, c'est créer de l'emploi pour
des ouvriers, des artisans, des artistes et c'est valoriser
notre patrimoine local.
Sauvegarder nos forêts c'est aussi lutter
contre la pollution :
les poumons verts absorbent très utilement le co2 (le déboisement de
l'Amazonie, par exemple, représente un réel danger pour l'avenir.
Construire en intégrant
l'écologie, le développement durable,
cela se fait mais trop peu. Nous avons d'excellentes écoles sur notre
territoire où ces notions fondamentales pourraient devraient être
intégrées dans les programmes et la pratique des futurs
techniciens.
Mais le respect de
l'environnement c'est un choix qui a un coût .
Consommer de l'électricité verte produite dans des
Intercommunales, c'est possible, mais il faut le savoir. Economiser
l'énergie, c'est un investissement rentable à terme, c'est aussi un
choix de société.
Ainsi en va t-il aussi de la production d' emballages
biodégradables pour
en finir définitivement avec les sacs en plastique qui ne se dégradent
qu'au bout des centaines d'années. De même, il faut taxer les couverts
et assiettes en plastic, les films d'emballage et les produits qui ne
sont pas biodégradables.
Un guichet de l'énergie
pour aider les gens en les informant me paraît une formule efficace à
l'heure de la libéralisation de nombreux secteurs.
1.4. L'environnement,
c'est la beauté, mais c'est aussi la santé !
Chacun, dans une société civilisée, devrait
avoir accès à des aliments sains.
Développer une agriculture de qualité en aidant les producteurs, en
encourageant des filières bio. Favoriser des produits dont on connaît
l'origine dans les cantines scolaires et des administrations. Interdire
l'utilisation de boissons soft dans toutes le
écoles car le diabète handicape de plus en plus de personnes, de plus
en plus jeunes.
A
Liège, nous avons un outil d'analyse performant grâce à l'Institut
Malvoz. Celui-ci peut faire l'inventaire des problèmes de pollution des
sols, de l'air, des nuisances engendrées par le bruit, mais aussi des nuisances
domestiques généralement ignorées par la population
(radon, amiante, produits toxiques utilisés dans la construction, le
jardinage) et évaluer les risques liés aux
ondes-électromagnétiques : antennes gsm,
micro-onde .
Il s'agit ensuite d'informer les habitants et de proposer des solutions
aux particuliers et aux pouvoirs publics qui peuvent agir pour trouver
des remèdes.
2. La lutte contre
toutes les inégalités
2.1. L'enseignement pour tous
La
défense et la promotion de l'enseignement officiel est une priorité car
c'est un enseignement démocratique, contrôlé par les pouvoirs publics,
et qui a pour mission d'accueillir tous les enfants et tous les jeunes .
Une école vraiment démocratique est un
fameux défi, mais un défi essentiel. Parmi les réformes nécessaires et
urgentes : la revalorisation de l'enseignement
technique et professionnel est
absolument indispensable. En effet nombre de métiers ne trouvent pas de
main d'œuvre sur notre territoire car les jeunes boudent certaines
filières, malgré l'information qui leur est donnée.
Je
m'inscris en faux contre une vision utilitariste des savoirs et
« le tout à l'économique » ambiant. Ce qui paraît
aujourd'hui
inutile aux yeux de certains peut se révéler à terme le plus utile dans
une société en perte de valeurs humaines.
Des exemples : l'éducation
artistique, l'éducation aux médias, l'apprentissage des langues et du
français.
1. L'éducation artistique a
l'école
La
culture et les pratiques artistiques sont aujourd'hui les parents
pauvres de l'école. Certes, les tout petits apprennent à chanter, à
dessiner... puis c'est fini. Au fur et à mesure que l'enfant grandit,
l'art quitte la classe. Il est pour le moins paradoxal de constater que
beaucoup d'étudiants en 1 ère année d'architecture n'ont jamais eu un
cours de dessin…
Quand une activité artistique est organisée
(art dramatique, diction par ex.) c'est en dehors de l'horaire.
Autre
paradoxe : on estime utile - et l'on a raison - de
familiariser
l'enfant dès le plus jeune âge (dès la crèche) au contact du livre,
mais on oublie d'autres plaisirs...
Il n'en a
pas toujours été ainsi et cette réalité n'est pas une
fatalité :
je préconise la ré-introduction de l'éducation artistique à l'école, intégrée
dans les programmes scolaires. Mais
pas n'importe comment !
1.1. D'abord, l'école ne peut rester seule,
il lui faut des
relais. Faire entrer la pratique artistique dans l'école - et l'artiste
dans l'école - mais aussi d'amener l'école dans la cité .
• encourager des collaborations
systématiques avec des organismes d'éducation permanente
( Jeunesses musicales , cinéma d'art et d'essai,
ciné clubs, clubs photos, par exemple), des institutions
culturelles (bibliothèques, conservatoires, académies,
musées, services du Tourisme...) ;
associations
(troupes de théâtre, petits orchestres, chorales, association de
valorisation du patrimoine, ...) ; Attention : ces
pratiques
indispensables doivent être encouragées très
pratiquement et non laissées à l'initiative de profs
plus ou moins motivés ;
• favoriser les synergies
entre établissements scolaires
tous niveaux confondus (sections artistiques ou artisanales créant des
produits pour des projets de classes ou d'écoles) ;
• favoriser des
rencontres avec des travailleurs de la culture, des artisans, des
artistes pour amener à comprendre des modes de
fabrication d'objets ;
• introduire, dans
tous les enseignements un cours d'initiation à l'art et à la culture ,
en collaboration avec des artisans et des artistes locaux.
1.2. Ensuite, il faut rendre sa place à la création,
au plaisir de créer :
• favoriser la pratique
,
viser la création, notamment dans le cadre de projets
d'écoles :
cela permet à la fois l'autonomisation et le travail en équipe mais
aussi la pratique de l'interdisciplinarité ; cfr expositions,
spectacles, concerts, etc. moments forts dans la vie d'une école, tant
pour les profs que pour les élèves ; d'où une valorisation des
savoirs-faire artistiques des profs et des élèves ;
• on peut tenter de trouver des
réponses aux besoins spécifiques, en adéquation avec le
public scolaire (ex. animateurs musicaux dans les
écoles des quartiers défavorisés) ;
1.3. Enfin, il faut des moyens
à l'école pour aller dans ce sens par
un assouplissement des
horaires et des règles administratives dans un contexte
d'autonomie accrue ; des locaux, un budget, une possibilité de
faire appel à des animateurs ;
Autrefois
on disait que l'on était en « humanités ».
L'expression n'a
plus la cote. La dimension artistique dans son sens le plus ouvert ne
peut-elle rendre du sens à ce mot oublié. Elle est l'occasion de rendre
une place à l'émotion partagée. A l'expression des émotions.
Tout
cela ne va pas sans repenser l'apprentissage des maîtres qui doivent
voir intégrer dans leur formation des projets avec des associations
culturelles et d'éducation permanente.
Il
faudrait mettre en place des formations en muséologie et de
valorisation de notre patrimoine dans les écoles supérieures
(architecture, tourisme, histoire de l'art)
Les
arts ont leurs langages, leurs expressions propres. Ils véhiculent du
sens. L'école ne peut y être étrangère. Il en va de même pour les
médias.
2. l'éducation aux médias
2.1. Médias
audiovisuels dont
l'importance est croissante dans la vie quotidienne ; la TV
est
devenue un lieu d'apprentissage et une éducation est indispensable,
tant dans le cadre de l'école obligatoire que dans celui de l'éducation
permanente.
• connaître le langage audiovisuel
(code), le décrypter le plus tôt possible (cours dès l'école
primaire) ;
•
être capable d'analyser un reportage, un fiction, une séquence
d'information de façon critique (formation de citoyens) ;
• pouvoir utiliser l'outil de
façon expressive (dans le cadre de projets, par exemple)
• ces projets concernent l'école
mais aussi les adultes dans le cadre de l'éducation permanente.
2.2. Les
multimédias
Ces nouvelles technologies représentent un gigantesque
marché dont les contours sont à la fois économiques et culturels .
L'enjeu financier étant énorme, tant au point de vue de l'installation
des réseaux de communication (câblo-distributeurs et sociétés de
téléphone), que des équipements (industrie informatique) et des
contenus (programmes ou services), l'on voit des
concentrations d'industries et des synergies se mettre en place partout
dans le monde.
L'école
ne peut être absente du débat car le multimédias peut être un
outil très efficace en termes de banques de données,
d'interdisciplinarité, de mise en perspective historique, de
discussions interactives, etc. ; mais elle ne peut non plus entrer dans
une logique qui serait essentiellement commerciale
D'où la nécessité de baliser le terrain avec
des exigences précises.
Notamment :
• utiliser du matériel stable, de
qualité - pas forcément de pointe - et en quantité
suffisante
pour formation large, sans exclusive (très
important : il ne
faut pas que l'accès à l'informatique et aux multimédias deviennent un
facteur de discrimination – comme l'usage des langues - ; pas de parent
pauvre à ce niveau ; pas de barrière financière ni
sociale !
•
avoir accès au réseau à prix bas, préférentiel, sinon, cela devra se
faire au détriment d'autres nécessités et l'on verra des écoles à deux
niveaux dans ce domaine ;
• évaluer toute expérience
pédagogique ayant pour support un réseau comme Internet ;
• une réelle politique de
formation des enseignants ;
Enfin,
les médias traditionnels ne peuvent être relégués : abonner
l'école à différents organes de presse est une façon de prendre en
compte différents supports pour le travail d'information et d'analyse
et d'encourager l'écrit.
Dernière
réflexion : vu la nouveauté de ces produits et leur
utilisation de
plus en plus importante, il serait utile de mener des études qui
tentent d'évaluer l'incidence du numérique sur la formation de la
pensée, sur sa structuration même dès l'enfance. « Le message,
c'est le médium disait Mac Luhan ». C'est vrai pour
l'informatique
aussi. Il y a sans doute des équilibres à trouver entre les différents
modes d ‘apprentissage.
Aujourd'hui
plus que jamais, le combat pour les cultures et pour les cultures à
l'école rejoint le combat pour une société plus juste, plus riche de
sens.
3.
l'apprentissage des langues et la défense de la langue française.
Il
est fondamental mais doit se faire dans un esprit qui n'est pas
seulement « instrumentaliste ». Il s'agit non
seulement
d'utiliser les langues étrangères comme des outils pratiques de
communication, mais aussi de les considérer comme des véhicules de
cultures qui permettent à ceux qui les maîtrisent d'entrer en contacts
avec d'autres mentalités, d'autres sociétés. Valoriser la compréhension
des différences, c'est enseigner la relativité et la tolérance.
Autre aspect : la démocratisation
de l'accès aux méthodes actives d'apprentissage des langues
(immersion). Projets de type Erasmus ou Lingua
intéressants mais encore trop
« réservés ».
Si
l'école ne s'active pas à organiser un enseignement efficace des
langues, elle laisse la place à l'enseignement privé avec,
inévitablement, les inégalités dans l'apprentissage que cela implique.
D'où ma proposition de ne pas laisser de côté les élèves
du Technique et du Professionnel où les langues doivent
davantage faire partie des programmes, en l'adaptant au niveau des
élèves.
L'enseignement du français
comme langue étrangère doit être encouragé pour les
enfants issus de l'immigration.
L'enseignement du français
doit être renforcé car la méconnaissance de la langue maternelle est
devenue un handicap pour de très nombreux étudiants, même à
l'université. Le nombre d'illettrés continue à croître, en Belgique, au
XXIe siècle !
J'ajoute ici que la défense
de la langue française est devenue aussi une priorité
à l'heure de la mondialisation et du tout-à-l'anglais.
« Aux armes, citoyens ! La
langue française est en danger » titrait la revue Wallonie-France,
il
y a peu. L'enseignement du français doit être encouragé puisque la
langue est le support de toutes les disciplines. Le français doit aussi
continuer à être enseigné à l'étranger, avec notre soutien. Ces
dernières années ont vu notre langue quasiment disparaître des
programmes des écoles en Turquie et en Russie. Quelle perte !
Mais
il n'y a pas que l'école qui peut agir : les documents des
administrations, des entreprises, les publications lors de colloques,
les instituts de recherche utilisent de plus en plus l'anglais,
directement, comme langue de référence.
Je
suis convaincue, au-delà de ma sensibilité de professeur de littérature
pendant la moitié de ma carrière, que la défense de la langue française
est un combat fondamental pour la démocratisation de l'enseignement.
Quant à l'étude du latin,
j'affirme que c'est une hérésie de tendre vers sa suppression. Il ne
s'agit pas là d'un enseignement élitiste. Les spécialistes s'accordent
à dire que le latin est un outil particulièrement utile pour la
connaissance de sa propre langue latine, le français, car c'est une
langue morte de référence.

2.2. Du
logement pour tous
Il
faut plus de logements à prix modeste,
mais comment ?
Le droit au logement existe
mais la réalité est loin du compte. Comment y
parvenir progressivement ?
Pour aider le public à
construire des logements sociaux et les locataires à devenir
propriétaire d'un logement,
des mesures fiscales sont indispensables. Ainsi : diminuer la
TVA
pour les opérateurs publics pour l'ensemble des constructions et des
rénovations de logement ; augmenter la déduction d'impôt pour
habitation unique et pour les propriétaires qui investissement pour
transformer les bureaux vides en logements.
Les pouvoirs publics peuvent inciter les
propriétaires à déléguer leurs biens à louer à des
Agences immobilières sociales (AIS)
qui ont pour fonction de s'occuper de tout le parcours de la location
d'un bien, y compris les travaux nécessaires. Elles assurent au
propriétaire la gestion de son logement qu'elles mettent en location
pour un loyer un peu inférieur à ceux pratiqués sur le marché "normal".
En échange, l'agence garantit au propriétaire que son bien sera loué,
correctement entretenu, rénové si nécessaire. Le propriétaire a par
ailleurs la certitude que le loyer lui sera régulièrement payé, que le
bien soit loué ou non, que le locataire paie ou non son loyer. Le
locataire qui dispose de faibles revenus, pour sa part, bénéficie d'un
logement en bon état pour un loyer modéré ainsi que d'un accompagnement
social de la part de l'AIS.
Beaucoup de propriétaires seuls, âgées ou
trop occupés pourraient profiter de ce système trop peu ou mal connu. Un
travail d'information et de sensibilisation est à mener, pour faire
tomber les ignorances et les préjugés.
Autre besoin dans le logement :
celui des personnes handicapées et âgées
pour lesquelles des logements adaptés doivent
être conçus. Le nombre de personnes âgées et très âgées va croissant.
Il y a donc là une réalité à laquelle il faut faire face.
Il en va de même pour les familles
nombreuses qui trouvent de plus en plus difficilement
à se loger dans des conditions abordables financièrement.
Quant au logement social ,
il faut qu'il retrouve une qualité vraiment sociale, en s'intégrant le
plus possible dans le tissu urbain, et que les logements sociaux en
côtoient d'autres pour éviter l'effet de ghetto
dans certains quartiers. On a tous à gagner dans une politique
de mixité du logement.
Sur le plan urbanistique, il est
indispensable de trouver
un équilibre entre la création de logements neufs et la rénovation de
biens. Réhabiliter des sites désaffectés, des friches urbaines
a l'avantage de revitaliser le centre des villes, d'y faire revenir des
habitants, des familles qui peuvent trouver sur place, sans trajets
excessifs, tout ce dont la famille a besoin, en matière de sport, de
culture, d'enseignement et de loisirs. Dans le même esprit, la
taxation des logements inoccupés est à mettre en œuvre
de façon énergique : l'application de la loi devrait faire
exemple.
Et pourquoi ne pas demander à l'Etat
fédéral de céder ses terrains inoccupés pour y construire du logement
social ?
Il faudrait encourager des
politiques urbanistiques qui respectent les campagnes
(qu'il est temps d'arrêter de défigurer par des aménagements toujours
plus important de lotissements) et améliorent la qualité
des villes.

2.3. La culture pour
tous
Avec
plus d'un million d'habitants, la province de Liège jouit d'une
situation géographique privilégiée qui lui permet d'être un véritable
carrefour dans l'Europe du Nord-Ouest. Située sur la route de France, à
dix km de Tongres, vingt de Maastricht et une cinquantaine d'Aachen,
elle a vocation à redevenir un lieu de rencontre et d'échanges entre
les cultures latines et germaniques dans le cadre de l'Euregio
Meuse-Rhin.
Mais la culture ne peut se
concevoir qu'en adoptant une vision sociale. L'opéra n'est plus le fait
du prince !
Donner
à chacun sa chance d'accès à la création, à la compréhension du monde,
c'est un bel idéal auquel les socialistes ne peuvent que souscrire.
Mais comment y arriver si on est
illettré ? À l'aube du XXIe siècle, la lecture
publique
se porte mal et reste l'un des secteurs les plus défavorisés.
Heureusement, depuis peu, des moyens nouveaux sont dégagés.
Profitons-en de façon efficace.
Les centres
urbains sont les mieux desservis en bibliothèques, médiathèques,
ludothèques. Il faut donc amener les publics potentiels à les
fréquenter en allant vers eux. Les bibliobus sont une belle initiative
mais devraient aller partout où un public intéressé se
profile :
personnel des entreprises et grands magasins, CPAS, pensionnats, … Avec
un accompagnement dans le choix de livres, de films, de supports
musicaux. Les bibliothèques des écoles pourraient enrichir leur choix
de livres et de produits multimédias.
Pour
faciliter l'accès à la lecture, une carte de lecteur doit pouvoir être
utilisée dans toutes les bibliothèques et médiathèques de notre région.
Des initiatives comme la lecture publique de
contes, de poésies sont à encourager, dans les villes et dans les
campagnes, plus défavorisées dans ce domaine.
Pour que tous les publics ,
en particulier ceux qui sont éloignés des lieux de
culture
par leur situation géographique et leur milieu social aient accès aux
événements culturels, aux expositions, aux spectacles, plusieurs
possibilités existent. Ainsi, la création de petits événements au sein
même d'institutions comme le CPAS. Mais aussi la mise à disposition de
moyens de transport gratuits ou à prix très démocratique pour accéder
aux événements, avec un encadrement adéquat.
L'art
est trop peu présent, voire absent dans les écoles. C'est pourtant dans
l'enfance et l'adolescence que l'on peut le mieux travailler à la
sensibilisation et à la création artistique, sans aucune exclusive.
Quant aux adultes, ils doivent avoir des possibilités d'apprendre des
techniques artistiques dans le cadre des cours de promotion sociale,
dans des académies encore trop peu nombreuses et trop
peu aidées par les pouvoirs publics.
La région de Liège doit
(re)devenir une vraie région d'art et d'histoire au coeur de
l'Euregio !
Car la culture, alliée à
l'économie et au tourisme, est l'un des gisements économiques de
demain, si pas le principal !
Les
richesses culturelles de la province et de la ville, leur histoire,
leurs monuments, leurs collections sont des sources inépuisables à
exploiter.
Liège, Huy, Verviers, Eupen, pour
ne citer qu'eux, mais bien d'autres villes, communes et villages sont
des viviers d'artistes, de créateurs : peintres, graveurs,
sculpteurs, cinéastes et dessinateurs, musiciens et poètes doivent
contribuer à embellir, à animer les rues, les places, les habitations,
les écoles, les salles de sport,… avec l'aide des pouvoirs publics.
Pour attirer un public large et développer
le tourisme, il est nécessaire de renforcer les liens avec l'Euregio.
Par exemple, en créant des circuits
touristiques eurégionaux.
Je pense à la mise sur pied d'un circuit archéologique et historique au
départ de Liège (avec la section archéologie du musée Curtius et
l'Archeoforum) et allant vers Tongres, Maastricht, Eupen et Aix-la
Chapelle. Ceci est un exemple. Bien d'autres thèmes porteurs ne
demandent qu'à sillonner les routes inter-frontalières : art
et
histoire, type d'habitat, sites et réserves naturelles, gastronomie, …
Avec une dimension pédagogique indispensable car il est temps que les
écoliers et les étudiants de nos régions se rencontrent et se parlent.
Deux idées clés pour le
développement culturel et touristique
- L'ouverture au public de
l'ancien Palais des Princes-Évêques qui pourrait devenir un centre
eurégional…
Sa
présence au sommet de la place Saint-Lambert est le signe le plus fort
de l'existence de l'ancienne principauté. Sa centralité, la beauté de
ses façades et de ses cours et la richesse de ses décors intérieurs le
désignent comme le monument le plus remarquable de Liège.
Même
s'il est prévu que le palais reste partiellement occupé par les
services de la Justice, je plaide pour qu'une réflexion se mette en
place en vue de sa réaffectation et de sa restauration. Sa vocation
c'est de devenir le point de départ et le pôle majeur du quartier d'art
et d'histoire qui se met en place depuis quelques années au cœur de la
cité sur un axe Saint-Lambert-Hors-Château-Féronstrée.
Outre
sa fonction naturelle de « musée de la principauté de
Liège », en synergie avec l'Archeoforum voisin et le futur
Grand
Curtius, le bâtiment devrait s'ouvrir à des événements, y compris dans
ses cours. Celles-ci pourraient retrouver leur dimension d'accueil de
la population qui était la leur autrefois et constituer un passage
entre la place et les coteaux de la Citadelle. Voilà qui serait très
porteur pour l'activité économique du centre-ville.
Il
faut pour cela une volonté politique et un montage financier où
l'Europe devrait intervenir. J'y ai déjà travaillé en collaboration
avec des acteurs locaux et des responsables régionaux.
Car
c'est un projet de longue haleine où la Région wallonne, la Province
devraient jouer un rôle d'initiative et de coordination.
Mais
aussi l'État fédéral qui est aujourd'hui propriétaire des bâtiments et
avec qui il faudra tôt ou tard trouver à s'entendre.
• La
création d'un grand musée d'art contemporain, à l'instar d'autres
villes d'Europe et de l'Euregio
L'idée
fait son chemin. Une idée forte est de créer un axe urbain
entre
la nouvelle gare et la future Cité des médias au Longdoz, qui jouxte le
très intéressant musée de la Métallurgie. Cette voie traverserait le
parc de la Boverie où se trouve le MAMAC - Musée d'art moderne et d'art
Contemporain.
Le lieu est superbe et aimé des Liégeois,
mais le beau bâtiment 1900 qui abrite les collections aujourd'hui
manque d'espace.
Il
faudrait donc lui adjoindre des salles d'exposition sur une surface à
déterminer sans rompre le charme du plus beau parc de Liège. Voilà un
fameux défi !
L'enjeu est de taille,
comme dans tous les grands projets culturels de dimension
internationale : les questions de circulation, d'architecture,
d'esthétique, d'économie, de tourisme et de culture seront au
rendez-vous.
L'idée fait son chemin. Il reste
à l'étudier rigoureusement et à aller voir ce que font nos voisins, à
Maestricht par exemple où le Bonfanten Museum est en extension, avec le
concours d'un architecte liégeois… Une synergie avec cette ville sœur
serait très bienvenue.

2.4. Une économie au
service de tous !
Une priorité : le
redéploiement économique du bassin liégeois
Il est impératif de diversifier
le
redéploiement économique du Pays de Liège dans une perspective
d'activités plurielles, de sorte que les difficultés possibles d'un
secteur n'affectent pas la vitalité et la prospérité de l'ensemble.
L'ouverture
économique est une nécessité, mais Liège ne peut miser essentiellement
sur des groupes multinationaux, qui n'ont pas, par définition,
d'ancrage culturel et social. La meilleure manière de garantir une
région contre les risques de délocalisation, qui s'avèrent généralement
dramatiques à terme pour l'emploi, c'est de soutenir en
priorité les sociétés qui acceptent d'installer leur principal centre
de décision en Province de Liège
ou en Région wallonne et de renforcer la politique de soutien à la
création et au développement des PME et des PMI locales. Il faut les
aider à se structurer, à se mettre en synergie de réseaux d'intérêt et
en pôles d'activité afin de réduire leurs coûts fixes.
Grâce au travail initié par la SPI+, notre
province s'est dotée d'un plan de travail ( Liège 2020 )
qui balise très clairement des objectifs à atteindre pour rendre
à Liège son statut de grande métropole du XXIe siècle.
L'aménagement
du territoire joue dans cette dynamique un rôle central. La création de
structures tels que les Groupements d'Intérêt Economique qui regroupent
plusieurs intercommunales suivant les secteurs concernés, est un pas
vers une plus grande cohérence dans les actions.
Liège a des atouts réels
et immédiats. Entre autres : son université, son port
autonome,
ses anciens terrains industriels rendus disponibles pour des
investissements, ses nouvelles zones d'activités économiques, situées
le long des voies d'eau et du rail, son pôle logistique multimodal
(route-rail-eau-air), qui pourrait être dynamisé au départ de Bierset,
son pôle d'excellence énergétique (CMI, ALE, SPE) qui ne demande qu'à
se développer en matière d'économie d'énergie.
 
3.
Améliorer la démocratie
3.1. Les services publics
sont menacés par un manque de moyens et une libéralisation en marche.
Les services d'intérêt généraux essentiels au maintien de nos
démocraties doivent échapper aux règles de la concurrence imposées par
l'OMC dans le cadre de l'accord général sur les services (AGCS). Ainsi
la santé, l'éducation, la garde des enfants, l'audiovisuel, la culture,
l'accès à l'eau, les communications.
C'est absolument indispensable tant au niveau belge qu'européen pour
éviter que les diktats économiques ne cassent tout secteur jugé non
rentable.
Le combat contre la marchandisation
des services collectifs de base se joue de plus en plus au niveau
européen, si pas mondial. Or, de plus en plus l'Union européenne se
réduit à un outil de compétitivité économique. Les récentes discussions
autour de la directive dite Bolkestein relative à la libéralisation des
services ont été un bon exemple des dangers de marchandisation de
services collectifs.
C'est l'existence même du secteur
non-marchand qui est remise en cause, qu'il soit public ou associatif.
Car
le risque est grand de voir les sacro-saintes lois du marché oublier
les usagers les moins « rentables », les zones qui
n'apportent aucun bénéfice ou retour sur investissement, … Bref,
d'ignorer complètement l'intérêt général, la satisfaction d'un besoin
social, pour se concentrer sur l'économie de marché dans sa version
néo-libérale, la recherche du profit à partager entre actionnaires.
Le droit européen oblige à une
libéralisation, mais le
PS a exigé que les services des postes, du rail de Belgacom restent des
services publics ou de droit public et se bat pour une accessibilité
financière pour tous, une qualité d'infrastructure, des services de
proximité, la sécurité des usagers et le respect des normes
écologiques.
C'est là une politique de gauche qui
démarque nettement les choix politiques de la gauche et de la droite.
3.2. La
démocratie participative qui vise à
consulter le citoyen doit être encouragée et organisée.
Il ne suffit pas de s'en tenir aux enquêtes publiques obligatoires, par
exemple, dans le cadre d'un permis de lotir, de bâtir ou d'une étude
des incidences sur l'environnement. D'une part ces enquêtes sont
généralement de trop courte durée pour que les citoyens puissent
intervenir en temps voulu et s'organiser entre eux. D'autre part ces
enquêtes ont souvent lieu pendant les périodes de vacances.
La
« nouvelle gouvernance », comme disent les sociologues, se
doit de
dépasser le cadre légal mais souvent trop étroit de la démocratie
représentative . Il ne s'agit pas de bloquer un projet,
mais
de le faire évoluer quand des riverains et des citoyens sont concernés
par un projet important qui modifie leur cadre de vie, qui touche à la
qualité de vie dans la cité, au « bien commun ». La
démocratie a tout à y gagner.
Ainsi,
quand un conflit se profile, il faudrait pouvoir négocier avant de
s'engager plus avant dans des démarches administratives et d'enclencher
un processus irréversible. Cette réalité est particulièrement aiguë
dans un pays comme le nôtre dont l'exiguïté territoriale rend
directement plus visible et plus fâcheux tout dégât perpétré, toute
rupture d'harmonie.
La pratique de la consultation
a priori , de la transparence
et de l'implication citoyenne sont des pierres
angulaire de la « nouvelle gouvernance ». Car, comme
le dit justement Thierry PAQUOT, « ‘'Le
cadre de vie'' ne se dessine pas à partir d'enquêtes de marketing, mais
s'inscrit dans l'épaisseur même de l'expérience démocratique, la
recherche d'un bien-être collectif, la solidarité et un choix de
société . »
3.3. La lutte contre
les discriminations
« Pour
le PS, chaque personne doit être traitée de manière égale, quels que
soient ses origines ou son identité, son sexe, son état de santé, ses
croyances philosophiques ou religieuses, son orientation
sexuelle… » (programme PS 2009).
Les
femmes continuent à être refusées à l'embauche parce qu'elles
« risquent » d'être enceintes, le « délit de
sale
gueule » existe bel et bien. L'obésité est souvent une
mauvaise
raison de refuser un emploi à un homme ou une femme souffrant de ce
handicap.
Des outils légaux existent et la
Belgique s'en est bien dotée ces dernières années pour empêcher ces
injustices. Mais la lutte doit continuer sur le terrain et être
encouragée et la répression des discriminations renforcée.
A
ce propos, l'embauche dans les entreprises publiques et privées d'un
certain nombre de travailleurs d'origine étrangère, de femmes, de
handicapés… doit être obligatoire.
Toute femme
qui a trouvé un emploi doit pouvoir mettre son enfant dans une crèche
de proximité. La création de crèches dans les entreprises et dans les
gares, là où la maman peut sans trop se déplacer confier son enfant
dans un milieu sûr et rassurant réduirait le stress de la journée de
travail et contribuerait à l'épanouissement de la mère et de l'enfant .
La place des femmes dans les
conseils d'administration, les postes de direction,
les jurys d'examens doit être augmentée par des quotas.
Quant aux écarts de salaires
entre les femmes et les hommes pour une même fonction, ils constituent
une injustice flagrante qu'il faut supprimer.
La formation, l'alphabétisation des femmes
d'origine étrangère
et toute initiative visant à leur intégration est indispensable pour un
mieux vivre collectif. Car l'émancipation des femmes et par là même de
leur famille passe par l'instruction, par la culture et par le sport.
Le respect des femmes
c'est aussi l'interdiction et la répression (difficile mais
indispensable) dans notre pays des pratiques inhumaines comme la
mutilation sexuelle et des mariages forcés.
3.4. Les
médias
La concentration des médias
et le rachat des titres de presse comme des chaînes de radio et de télé
a des effets pervers sur la liberté de la presse et des médias. Il faut
dégager des aides réelles et efficaces pour le maintien d'une presse
indépendante et pour empêcher des concentrations excessives à la
Berlusconi, à la Bouyghe et à la Lagardère.
Cette
concentration des médias, tant de la presse écrite qu'audiovisuelle,
dans les mains de quelques industriels a eu des effets patents lors de
la campagne électorale française où rares ont été ceux qui ont osé être
critiques vis-à-vis du candidat lié au pouvoir économique.
3.5.
Internet et la « fracture numérique »
Pour
le PS, la société de l'information ouvre une nouvelle porte au savoir,
à l'éducation et à la connaissance et à ce titre, constitue une
formidable évolution. Mais les technologies de l'information et de la
communication ne constituent pas une fin en soi mais sont un outil qui doit
s'adapter aux besoins des citoyens et aux nouvelles réalités
qui l'entourent. D'autre part, cette évolution n'a de sens que si chaque
citoyen qui le choisit peut en bénéficier.
Mai le choix de participer à la société de
l'information doit rester libre :
le recours à la voie informatique ne peut être avantageux et à
l'inverse le recours au papier pénalisant. Le droit à l'usage du papier
doit être garanti.
Il faut créer un cadre clair garant
des valeurs fondamentales dans
une société démocratique, telles que la liberté d'expression, la
protection de la vie privée et la protection des mineurs limitant leur
accès à certains sites.
Le PS veut participer
à l'émergence d'une véritable société de la connaissance et encourager
l'émergence d'un large domaine public sur Internet qui présente toutes
les garanties de qualité. Pour ce faire, il propose notamment de
numériser et de mettre en ligne les archives
appartenant aux institutions culturelles et scientifiques fédérales,
pour une utilisation vivante de ce patrimoine. D'autres documents et
études à vocation publique devraient également être systématiquement
mis en ligne.
Le PS veut également encourager
l'utilisation des logiciels libres
pour garantir un accès libre des citoyens à tous les contenus en ligne.
Pour ce faire, le PS propose notamment de garantir le double affichage
du prix du matériel d'une part et des logiciels de l'autre.
Enfin, pour le PS, les
opérateurs de télécommunications
sont des acteurs essentiels pour l'évolution de la société de
l'information. Les pouvoirs publics doivent veiller à ce que la
diversité croissante des produits et des services proposés par ces
opérateurs aille de pair avec la garantie d'une accessibilité
la plus large possible, et tout particulièrement à l'égard des groupes
auxquels les opérateurs privés ne s'adressent pas de manière spontanée
ou privilégiée.
3.6. Les fichiers
secrets
L'usage
de caméras et d'Internet : il est temps de mettre à plat les
dérives et les dangers engendrés par les nouvelles technologies. En
organisant par exemple des états-généraux de protection de la vie
privée.
3.7. La
publicité doit être mieux contrôlée, notamment pour la
protection des mineurs (publicité bancaire notamment).
La
publicité d'intérêt général (alimentation saine, protection de
l'environnement, propreté) retrouver une place de choix sur les
panneaux publicitaires.
La publicité devrait être plus
éthique et plus réglementée : l'utilisation
d'images à connotation sexuelle des femmes, comme des hommes, à des
fins de vente est choquante et banalise les effets que cela peut avoir
sur les jeunes et les enfants. Ceux-ci sont en outre sollicités en
permanence à tout consommer : aliments sucrés (néfastes pour
leur
santé), jouets, services, vêtements… ce qui pose des problèmes à de
nombreux parents qui ont bien du mal à refuser les multiples
sollicitations qui s'offrent à certaines périodes de fête de plus en
plus nombreuses et de plus en plus longues.
|