Pour les uns : une « passionaria liégeoise »
Pour les autres : une pastèque… sans trop de pépins !

Je suis née à Liège (le Bressoux d’avant la fusion des communes) dans une famille originaire du pays de Herve. Une enfance protégée, entre des parents aimants et mes frères et sœur aînés. Une adolescence un peu plus mouvementée dans une école catholique huppée où la sélection et l’élitisme social m’ont donné de l'acné.
Cette expérience d’une éducation fondée sur une forme de ségrégation sociale a marqué profondément ma personnalité en aiguisant ma sensibilité à l’injustice. Je serai toujours, comme on dit, du côté de la veuve et de l’orphelin.

Bien qu’à l’âge de 20 ans j’aie rompu avec les dogmes du catholicisme, j’ai gardé de mon éducation chrétienne le sens du partage et des valeurs humanistes qui m’ont permis d’évoluer vers une laïcité engagée et tolérante.

Mon adhésion aux mouvements de gauche date de la fin des années 1960, dans le fil rouge de mai 68. S’en est suivi un engagement syndical à la CGSP-Enseignement où j’ai été déléguée de base pendant ma carrière de professeur.

Un passage au début des années 1970 au parti communiste, aux côtés de mon compagnon Serge Beelen (fils de René Beelen qui fut un grand résistant et vice-président du Parti communiste après la guerre) a ouvert ma réflexion à la lutte des classes.
J’ai quitté la scène politique dans les années 1980 pour élever nos deux enfants et me consacrer à ma vie professionnelle. J’ai alors repris un cycle d’études en communication à l’Université de Liège.

C’est en 1992 que j’ai décidé de participer concrètement à la vie publique en adhérant au Parti écolo et de me présenter aux élections. Parce que j’avais rencontré des écolos dans la défense du site archéologique de la place Saint-Lambert. Une lutte associative de longue haleine qui a éveillé en moi une nouvelle passion : celle de la transmission de la mémoire en général et plus particulièrement celle de ma ville, Liège.

Élue 1ère suppléante sur la liste communale en 1992, je suis devenue conseillère communale fin 1996. >>>

J’ai quitté le Parti écolo en juin 2006 car je ne pouvais plus exercer mon travail politique et citoyen en confiance dans la locale de Liège. Je n’y ai pas trouvé le soutien indispensable, malgré le travail très important que j’ai effectué pendant 14 ans, loyalement, dans le respect du programme des verts et des idéaux du parti qui gardent mon respect : il n’y a pas qu’à Ecolo qu’on fait de l’écologie et qu’on pratique le développement durable, heureusement !

Mais je ne veux pas décevoir ceux qui comptent sur moi dans l’action politique. Mes convictions restent intactes et mon engagement reste le même !

Certains disaient d’ailleurs à mon propos que j’étais comme les pastèques : verte à l’extérieur et rouge à l’intérieur.

Aujourd’hui plus que jamais je pense que le socialisme doit être défendu dans ses principes fondamentaux, ses valeurs de progrès social, tout en intégrant – c’est fondamental à mes yeux - l’analyse et les combats des alter-mondialistes et de l’écologie politique.

C’est pour tout cela que je fais campagne comme suppléante aux élections régionales à la dixième place sur la liste du Parti socialiste.